
Avec l’inauguration du siège local de la SFI et son intégration au Plan Mattei italien cette semaine, le Gabon accélère sa diversification économique. En ligne de mire, la valorisation de ses terres arables et la conquête de sa souveraineté alimentaire.

Pour sortir de sa dépendance historique à la rente pétrolière, Libreville met les bouchées doubles sur l’agro-industrie.
L’État ambitionne de transformer radicalement son modèle en prévoyant d’injecter plus de 400 milliards de FCFA par an dans le secteur agricole sur la période 2026-2028.

Une ambition nationale qui trouve un écho retentissant à l’international.
L’adhésion officielle du Gabon au « Plan Mattei » le 4 mars dernier agit comme un véritable appel d’air.

Attirés par ce nouveau cadre bilatéral, des géants transalpins de l’agro-industrie, à l’image du groupe Bonifiche Ferraresi, explorent d’ores et déjà des partenariats stratégiques pour exploiter l’immense potentiel des terres arables du pays.
Cette ruée vers « l’or vert » est également sécurisée par l’implantation physique inédite de la Société financière internationale (SFI) à Libreville.
Le bras armé de la Banque mondiale pour le secteur privé fait de la transition agricole une priorité de son portefeuille gabonais estimé à 210 milliards de FCFA.

Pour rassurer les investisseurs tiers et prouver la viabilité du secteur, la SFI maintient d’ailleurs son appui technique et financier continu.
Un soutien illustré par les quelque 30 milliards de FCFA soit 50 millions de dollars déjà mobilisés en faveur d’Olam Palm Gabon.

Entre l’offensive du secteur privé italien et l’ingénierie financière de la Banque mondiale, le Gabon dispose d’une fenêtre de tir historique.
L’enjeu est bâtir une agriculture locale forte pour réduire drastiquement la facture des importations alimentaires.



